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Category Archives: Russie

Fin de séjour

Et oui, ça y est c’est la fin. Nous avons passé notre dernier jour à Akademgorodok. Nous avons pris l’avion à 10h du matin lundi. Nous ne sommes quasiment pas sortis dimanche. Angelina et moi avons simplement été faire des courses avant le diner. Nous en avons profité pour un slonik (un petit éléphant), pour compléter la collection de ma petite chérie. Nous avons aussi acheté de la vodka, car ça aurait été dommage de revenir sans. Puis nous avons préparé la valise tous les deux, sans que je n’ai rien eu à faire ! Hey, n’empêche que j’ai pas arrêté de demander, j’ai été tenu à l’écart.
Donc pour finir, comme promis je vous donne un petit résumé des faux-amis en langue russe. Ca se limitera à la gastronomie.

  • Côtelette : c’est de la farce enrobée de panure.
  • Vinaigrette : c’est une salade de betteraves, petits poids, cornichons, pommes de terre, carottes et certainement d’autres ingrédients. C’est tout rouge et il a du persil comme dans toutes les salades russes ou presque.
  • Blinis : Comme je l’ai déjà dis dans un billet précédent, il s’agit de crêpes et non pas de ce que nous appelons blinis. Les blinis portent ici le nom de oladi.
  • Soufflé : Il s’agit en fait d’une crème gélatineuse que l’on trouve dans les gâteaux.

Donc voilà, pas grand chose à raconter pour ces deux derniers jours. Nous avons juste fini en mangeant tous ensemble. Puis est venu le triste moment des “au revoir”. Nous avons assez mal dormi la dernière nuit (personnellement je n’ai pas dormi plus de 3 heures). Le matin, le taxi est venu nous chercher. Juste avant de sortir, Galina nous a dit de nous asseoir, alors que nous étions prêts à ouvrir la porte pour partir. Nous nous sommes juste assis, pendant quelques secondes, c’est en fait une tradition. Puis nous avons pris la route de l’aéroport. Il faisait -36°C quand nous sommes arrivés au terminal. Il y a 30-40 mètres (grand maximum) entre l’endroit où nous laisse le taxi et la porte d’entrée. Je n’avais pas de gants j’ai voulu faire une photo du thermomètre de l’aéroport avant d’entrer. Il fallu que je fasse le trajet en deux fois, en mettant mes mains dans les poches pendant la pause, tellement le froid me faisait mal aux mains. Nous n’étions pas couverts pour le froids sibérien, mais plutôt pour celui de Moscou (il y faisait quand même -20°C à notre arrivée). Le résultat c’est que c’est la seul fois depuis le début du séjour que j’ai ressenti des douleurs à cause du froid. Le paradoxe dans tout ça est qu’à l’aéroport de Moscou on crevait de chaud, et nous avons dû faire un tour aux toilettes pour enlever un maximum d’épaisseurs. Les vols ont été extrêmement paisibles, Angelina a lu tout un livre (ou presque) et moi j’ai continué ma lecture de l’histoire russe. Je ne sais pas si je vais écrire cette semaine, mais le récit continuera certainement lundi la semaine prochaine pour mon séjour en Inde.

 

Posted by on 9 February 2010 in Russie, Voyages

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Soirée opéra

Aujourd’hui la journée a tourné autour de l’évènement du soir, notre sortie à l’opéra de Novossibirsk. Il faut rappeler qu’il s’agit du plus grand opéra d’Europe, bien que l’on soit en Asie. Sveta est venue à la maison et nous sommes sortis tous les quatre, avons pris une marchrutka et sommes allés à Novossibirsk. Nous n’avons pas été à l’opéra tout de suite car nous sommes arrivés volontairement tôt. Nous avons commencé par retourner dans un magasin pour revoir un article que Sveta et Angelina avaient repérées. Puis nous sommes retournés dans le bar du premier jour où j’ai repris la même chose, avec même un peu plus, c’est à dire que je me suis gavé. Enfin, nous nous sommes dirigés vers l’opéra. Les statues que l’on voit de l’autre côté de la place (qui est énorme) semble bien plus grandes de près. Nous sommes entrés et avons posé nos affaires au vestiaire. L’entrée, le vestiaire, les couloirs, tout est magnifique. C’est très soviétique, donc pas rococo du tout. Bizarrement les escaliers qui montent sont assez bas et l’entrée du second étage est très basse, à tel point que je touchais le plafond en me mettant à peine sur la pointe des pieds. Enfin nous entrons dans la salle. Elle est tout simplement gigantesque ! Ca donne le tournis. Le plafond est extrêmement haut et est entouré de d’une fresque remplie de symboles soviétique. Nous sommes au premier balcon et pourtant la scène nous parait loin. Nous sommes d’ailleurs très bien placés, au premier rang du premier balcon, quasiment en face. Cela dit la salle est très bien faite, et à mon avis, peu de gens sont mal placés. Ce qui change de certains de nos opéras où peu de gens sont bien placés…
Pour information, c’est la troisième fois que nous voyons la Bayadère avec Angelina. La première fois c’était à Budapest avec la troupe du HNBC (Hungary National Ballet Company) qui avait fait une prestation magistrale. La deuxième fois c’était au théâtre des Champs-Elysées avec les Ballets de St-Pétersbourg, une compagnie privée assez récente, dont seule la danseuse étoile vaut vraiment le détour. Le spectacle avait été moins impressionnant. Nous attendons donc de voir ce que ça va donner à Novossibirsk. Quand le rideau s’ouvre et que l’on voit le décor, on se rend compte de l’immensité de la scène. Elle est dantesque ! En largeur, elle doit bien faire le double de celle du théâtre des Champs Elysées, qui est au passage bien trop petite pour les ballets.
Le spectacle en lui-même souffre de plusieurs lacunes malheureusement. Les décors et les costumes sont superbes et l’acoustique est bonne. Malheureusement les variations chorégraphiques ont été simplifiées au possible et les danseuses principales ne sont pas vraiment à la hauteur. Celui qui joue le rôle du guerrier au début est très bon. L’idole dorée, notre personnage préféré, est très bon techniquement, mais il manque malheureusement la moitié de la chorégraphie ! Enfin, celui qui joue Solor, le personnage principal, est vraiment époustouflant. Il rattrape presque tout le reste à lui tout seul. La malheureuse Nikia tout comme Gazmatti (la gentille et la méchante), ne sont pas au niveau de ce que nous attendions. Les chorégraphies n’ayant rien de spectaculaire, on finit vite par s’ennuyer. Donc nous sommes ressortis déçus du spectacle. Mais je suis heureux d’avoir vu un ballet dans cette salle. La salle donne envie de revenir en espérant tomber sur un spectacle meilleur.
Demain ce sera notre dernier jour et je suis déjà triste d’y penser. Ils prévoient jusqu’à -37°C la nuit…

 

Posted by on 7 February 2010 in Russie, Voyages

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Parcourir historique

Aujourd’hui nous nous sommes levés à une heure “normale” pour une période de vacances c’est à dire 11h. Depuis que nous dormons avec la fenêtre ouverte, nous dormons beaucoup mieux. Nous avons, pour la journée, un petit programme qui va nous amener à Novossibirsk.
Nous prenons donc une marchrutka. Etant les premiers à entrer dedans, nous avons pu prendre des photos.

Arrivés à Novossibirsk, nous avons pris le métro pour nous rendre place Karl Marx. Là Angelina ne reconnait plus grand chose tant il y a eu de constructions depuis la dernière fois où elle est venue. Enfin nous arrivons à l’entrée du parc que nous souhaitons visiter, Monument Slavy (le monument de la gloire). Nous avons un petit peu froid et nous ne serions pas contre un petit tour aux pipi-rooms, donc nous nous arrêtons dans un café situé en face du parc, collé à un cinéma. Angelina me dit que la dernière fois qu’elle est venue dans ce cinéma elle était petite, c’était encore l’URSS. Le café lui, semble être resté entre les deux périodes. Autant il est tout neuf au niveau de la décoration, autant il sort tout juste de la période soviétique pour ce qui est du choix. C’est bien simple, au bar il y a une tireuse pour l’eau et une machine à expresso de type familiale. Tout le reste se trouvant dans un réfrigérateur à côté du bar.Sur la carte, il y a bien du café, mais pas de café au lait ou de capuccino. La serveuse était en revanche très sympathique et nous avons donc décidé de lui laisser un pourboire à l’américaine. C’est tout bête mais cette simplicité alliée à la gentillesse de la serveuse nous a fait aimé ce petit bar tout tranquille.

Enfin, nous avons repris notre route vers le parc. C’est un parc rectangulaire. A l’entrée, une petite chapelle. Puis, de part et d’autre des allées de pins, des chars d’assauts, canons et même un avion datant de la Grande Guerre Patriotique (i.e. la seconde guerre mondiale). Nous prenons quelques photos de Yojik, notre peluche fétiche dont nous prenons des photos partout où nous allons. Ensuite, un monument représentant une fusée, entouré de plaques commémoratives à la gloire de l’URSS, Koutouzov, Lénine, etc. Puis au bout du parc nous arrivons au monument proprement dit. Il s’agit de plusieurs stèles rectangulaires, avec sur la face est le nom des morts et sur la face ouest des bas-reliefs. Au milieu des stèles, le cœur du monument composé d’une sculpture représentant une mère pleurant ses enfants et d’une flamme. Au moment où nous arrivons, nous trouvons 4 soldats (2 hommes, 2 femmes) à chaque coin de l’endroit où se trouve la flamme, plus une cinquième soldate qui semble être la chef sous la sculpture. A l’écart, un milicien semblait surveiller le tout avec une certaine nonchalance. Les 5 soldats étaient tellement immobile qu’en arrivant j’ai cru que c’était des faux ! Puis la chef s’est mise en branle et a semblé passer en revue les quatre autres. Je me demande si ce n’est pas pour nous qu’elle l’a fait, voyant notre appareil photo. Car elle a réajusté correctement les chapkas, écharpes et manteaux de ses subalternes. Puis elle est retournée sous la statue, toujours avec cet aire de recueillement. Enfin l’une des deux soldates a levé la main. La chef en marchant au pas est venue la voir. Puis, toujours en marchant au pas, elle est partie trouver le milicien qui est venu parler à la soldate à son tour. La dessus, la chef est retournée sous la sculpture et ils sont partis en faisant une marche de l’oie très lente.
Angelina m’a expliqué que quand elle était petite, ceux qui étaient préposé au recueil sur le Monument Slavy, étaient les meilleurs élèves, dont elle a d’ailleurs fait parti. Je pensais pour ma part que c’était une punition, ce qui prouve bien à quel point ma vision de certains aspects historiques est incorrecte.
Enfin, nous commencions à avoir froid. Cela faisait plus d’une heure que nous étions dehors sous -25°C. Nous avons donc décidé d’aller dans un Petchki-Lavotchki, pour la troisième fois depuis le début du séjour. Malheureusement, ils n’avaient pas d’assorti, cet assortiment de viande de poulet et de porc que je m’étais bâfré la dernière fois (c’est pour 2/3 personnes). Mais cela nous a tout de même fait beaucoup de bien, et le serveur était encore une fois très gentil. Je me suis d’ailleurs dis que dans le coin, les vendeurs, serveurs, etc. sont bien plus agréables et sympathiques qu’à Moscou ou Saint-Pétersbourg.

Ensuite, nous avions prévu d’aller faire un tour pour acheter des cadeaux, que jamais nous ne trouvâmes. Nous sortons donc et rejoignons la place Karl Marx à pied pour faire les nouveaux centres commerciaux qui y ont été construits. Finalement, nous ne nous arrêterons réellement que dans le centre commercial historique, le GUM. Il est bien plus modeste que celui de Moscou, c’est même un petit centre commercial. Nous ne trouvons pas ce que nous cherchons donc nous décidons d’aller au TSUM, qui est vers la gare. Donc nous reprenons le métro et marchons un peu. Nous trouvons finalement le cadeau que nous cherchions pour Galina. En sortant, nous décidons d’aller prendre un verre au désormais incontournable Coffee House, genre de Starbucks russe. Comme à peu près tout le temps nous nous retrouvons dans le coin non fumeur où tout le monde fume. En sortant du Coffee House, nous nous dirigeons vers la gare principale de la ville pour prendre la marchrutka du retour. Nous en profitons pour faire quelques photos de la gare qui est très belle et qui est également un des principaux monuments de la ville. En rentrant, nous finissons le poulet et le borchtch, cette fameuse soupe à base de betteraves.
Demain, c’est le moment tant attendu de l’opéra.

 

Posted by on 7 February 2010 in Russie, Voyages

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Repos

Aujourd’hui nous n’avons carrément rien fait. Ceci est du au fait que la mère d’Angelina a été malade toute la journée. Elle a visiblement pris un coup de froid hier. Donc nous sommes resté à la maison, hormis une petite sortie d’une demi-heure pour aller faire des courses et regarder la boutique de souvenir de l’hôtel qui se trouve à côté, dans laquelle nous n’avons rien trouvé. Cela dit nous sommes bien contents de ne pas avoir passé notre journée dehors car il a fait encore plus froid qu’hier. Apparemment demain on va commencer à taper dans les -30°C, ça risque d’être funky. En tout cas, aujourd’hui j’ai donc passé ma journée sur Internet à réviser mon histoire de la Russie et de l’URSS. Et pis c’est tout !
Cela me donne l’occasion d’évoquer tout ces petits riens qui font la vie de tous les jours, qu’on finit par oublier mais qui pourtant font partie intégrante de la culture et qu’on ne retrouve parfois nulle part ailleurs. Je tiens à être clair, je ne veux pas que l’on s’imagine que je cherche à dégrader l’image de la Russie, moi qui adore ce pays. Mais clairement, ce que je vais citer, ce sont des choses qui interpellent un français comme moi qui arrive ici. J’ai fait l’expérience de certains de ces exemples lors de précédents voyages en Russie.
Par exemple il y a cet ancêtre du digicode, qui pourtant n’est pas vieux, il a été installé vers 2002. Il faut appuyer sur les deux bons chiffres en même temps pour que la porte s’ouvre. Pour l’immeuble de Galina, c’est 57. Il peut y avoir plus de chiffres à faire. Ce qui augmente le nombre de probabilité de trouver le bon code. Bon, cela dit pour le digicode, ce n’est pas partout comme ça. Tous les immeubles récents ont des digicodes modernes.

Il y a aussi le poids de ce qu’on mange sur les cartes du restaurant. On le retrouve souvent dans les pays de l’est. Par exemple voici ce que l’on peut retrouver sur le menu (au pif complet) :

cuisse de poulet avec pommes de terres, carottes et poivrons 150/40/40/20 200 P

Une autre spécialité des pays de l’est c’est la télévision. J’y suis habitué car Angelina regarde un peu la télévision russe en France mais il y a plusieurs choses caractéristiques. Déjà, quelque chose que je n’avais jamais vu, c’est la température sous le logo et l’heure. Ca c’est pour la télé locale et ça se comprend ici, car la température extérieure est aussi importante, voire plus que l’heure. Aussi, ils ont cette manie de doubler tous les films étrangers (il ne faut même pas rêver voir un film en VOST), mais en laissant les voix originales. Elles sont moins fortes que les voix russes tout de même, mais elles sont encore là. Et encore, je dis LES voix russes, mais parfois il n’y en a qu’une. Un seul bonhomme qui double tous les acteurs. Cela dit ça s’améliore. Les vieux films étaient doublés par un seul homme qui ne mettait aucune intonation. Il y a eu ensuite les films doublés par un homme et une femme. Et enfin, les films d’aujourd’hui sont de plus en plus doublés par des acteurs comme chez nous. Mais on entend toujours légèrement les voix étrangères. Il faut ajouter à cela qu’ils importaient (je pense que ce n’est plus le cas) pas mal de films de Bollywood, je vous laisse imaginer ce que ça donne… Du Bollywood doublé en russe par un seul mec qui fait toutes les voix.

Les portes du métro sont aussi particulières. Elles servent soit à entrer soit à sortir. Il y a des panneaux au-dessus et sur les portes. Vert pour le sens autorisé, rouge pour sens interdit. Il y est écrit en blanc en fonction, “Entrée”, ”Ce n’est pas une entrée”, “Sortie”, “Ce n’est pas une sortie”. C’est très pratiques car ce sont des portes battantes et elles sont assez durs. Et il n’est pas tellement dans la mentalité russes de bloquer la porte pour celui qui arrive derrière. Au début on se dit que la personne devant aurait pu faire l’effort de tenir la porte. Mais comme tout le monde le fait, ça devient normal et moi-même il m’arrive de passer les portes du métro sans les tenir. J’imagine qu’au bout de deux mois je ne les tiendrais plus du tout.

Il y a encore quelques petites particularités comme le fait qu’il y a quasiment tout le temps des cintres sur les portes manteaux (au restaurant par exemples), c’est dû au fait que les femmes ont presque toutes des manteaux de fourrure. Il y a les camions très sales à cause de la neige avec la plaque d’immatriculation réécrite en traces de propre à l’arrière. Il y a aussi les nuques longues avec les cheveux rasés sur le côté. Et enfin l’absence de noirs dans la rue. Depuis que je suis arrivé à Novossibirsk, je crois que je n’en ai vu qu’un seul et c’était à l’aéroport. En revanche il y a beaucoup de personnes typées d’extrême orient car ils appartiennent pour la plupart à d’anciennes républiques soviétiques ou à des régions excentrées de Russie. Il faut rappeler que la Russie est un pays multi culturel et multi ethnique.

Enfin, il y a les sourcils gelés. Dimanche nous allons certainement rester à la maison pas mal de temps également et j’essaierai de faire un cours des faux amis en russe. Il faut que je pense à les noter.

 

Posted by on 6 February 2010 in Russie, Voyages

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Tout est bien qui fini bien

Aujourd’hui ça a été assez dur. Bien que nous nous étions mis en tête de nous tenir à un certain programme, nous nous sommes résigné à rester dans la simplicité. La principale raison est qui si l’on ne part pas en Altaï ou un autre endroit de Sibérie, nous aurons clairement le temps de faire tout ce que nous tenions à faire dans le coin. Une autre raison est qu’il fait -27°C ce matin.
Tout a commencé hier soir, nous avons essayé de nous endormir tôt, c’est à dire à 00h30 ce qui fait 19h30 en France. Nous n’avions pas du tout sommeil et nous crevions de chaud. Nous avons donc décidé d’ouvrir la fortatchka, mais un chien qui aboyait dehors nous empêchait de dormir. Donc nous avons fermé la fenêtre, mais à 2h30, en sueur, nous ne dormions toujours pas. Nous avons donc du la rouvrir. Le chien aboyait toujours, mais la fatigue a pris le dessus au bout d’un certain temps et j’ai réussi à m’endormir, contrairement à Angelina malheureusement. Nous nous sommes malgré tout levé à 10h comme prévu. Puis nous sommes partis à Berdsk plus au sud, pour y faire un marché dans lequel nous étions sensés trouver des chapkas en lapin. La raison de tout ça c’est que la chapka que nous avons acheté l’autre jour est en vison et que ça ne suffit pas pour des températures avoisinant les -30°C. Donc pour le prochain voyage il me faudra quelque chose car je ne vais pas taxer indéfiniment celle que j’ai offert à mon père. Nous avons pris une marchrutka pour y aller, mais nous ne savions pas exactement où descendre. Nous avons donc du en reprendre une autre dans le sens inverse après avoir demandé conseil à une babouchka dans la rue. Une fois arrivés au bon arrêt, il nous a fallu marcher un petit peu pour arriver au marché. Finalement c’est un marché très peu fourni que nous trouvons là. Il n’est pas très grand et il n’y a pas grand chose. Après en avoir fait rapidement le tour et être rentré dans les deux bungalows où se vendent les chapkas, nous repartons bredouille, car pas la moindre chapka de lapin dans les parages. De plus le froid commence vraiment à être agressif. Dans la marshrutka du retour les pieds d’Angelina lui font mal et elle est très fatiguée, elle qui n’a pas beaucoup dormi, nous décidons donc de rentrer directement à la maison. Cette excursion aura mis fin à nos envie de partir. Nous nous sommes rendu compte qu’à ces températures, couverts comme nous sommes, nous ne pouvons pas rester trop longtemps dehors. Et visiblement ça ne va pas en s’arrangeant, ils prévoient que la température continue de baisser au moins jusqu’à notre départ.

Après avoir mangé, comme je ne souhaite pas rester toute la journée à la maison, je joue un peu des forceps pour que nous allions dans le centre commercial d’Akademgorodok, à deux pas de la maison. Nous achetons quelques cadeaux. Puis après un arrêt de 10 minutes à l’appartement, nous repartons chez Svetlana en marchrutka. L’appartement est plus grand et semble bien plus moderne que celui de Galina. Comme nous sortons quasiment de table, nous n’allons pas vraiment manger, alors nous grignotons et ouvrons une bouteille de vin. Puis, Sveta nous fait gouter une liqueur de cerise à base de vodka, faite maison. Nous finirons par en boire deux bouteilles! Elle m’en a d’ailleurs offert une petite bouteille pour ramener à Paris. Ce qui est intéressant, c’est que nous parlons tous les deux à Angelina, mais comme nous nous comprenons un peu, nous commencions à avoir un embryon de conversation à trois, et ce naturellement, sans nous en rendre compte.
Puis vient le moment du retour. Nous appelons un taxi pour rentrer. Cela m’amène à évoquer une autre particularité de la région. Ici, les voitures roulent à droite comme chez nous. Mais la plupart d’entre elles (mon impression est que cela représente les deux tiers) ont le volant à droite. Cela vient du fait qu’ils les font venir du Japon telles quelles
Entre l’Ukraine, notre dernier voyage à Moscou ou encore l’Inde, j’ai expérimenté pas mal de taxis “folkloriques”, mais celui-ci à tout de même droit à une mention spéciale. Je pense déjà qu’il était plus bourré que nous. Il avait l’œil droit complètement amoché, ce qui lui donnait une tête de junkie. Et surtout, il luttait pour ne pas s’endormir, mais il était beaucoup plus proche du sommeil que tous ceux sus-mentionnés. Si nous n’avions pas eu un trajet très court à faire, nous serions descendus et nous en aurions commandé un autre.

 

Posted by on 5 February 2010 in Russie, Voyages

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