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Monthly Archives: February 2010

Parcourir historique

Aujourd’hui nous nous sommes levés à une heure “normale” pour une période de vacances c’est à dire 11h. Depuis que nous dormons avec la fenêtre ouverte, nous dormons beaucoup mieux. Nous avons, pour la journée, un petit programme qui va nous amener à Novossibirsk.
Nous prenons donc une marchrutka. Etant les premiers à entrer dedans, nous avons pu prendre des photos.

Arrivés à Novossibirsk, nous avons pris le métro pour nous rendre place Karl Marx. Là Angelina ne reconnait plus grand chose tant il y a eu de constructions depuis la dernière fois où elle est venue. Enfin nous arrivons à l’entrée du parc que nous souhaitons visiter, Monument Slavy (le monument de la gloire). Nous avons un petit peu froid et nous ne serions pas contre un petit tour aux pipi-rooms, donc nous nous arrêtons dans un café situé en face du parc, collé à un cinéma. Angelina me dit que la dernière fois qu’elle est venue dans ce cinéma elle était petite, c’était encore l’URSS. Le café lui, semble être resté entre les deux périodes. Autant il est tout neuf au niveau de la décoration, autant il sort tout juste de la période soviétique pour ce qui est du choix. C’est bien simple, au bar il y a une tireuse pour l’eau et une machine à expresso de type familiale. Tout le reste se trouvant dans un réfrigérateur à côté du bar.Sur la carte, il y a bien du café, mais pas de café au lait ou de capuccino. La serveuse était en revanche très sympathique et nous avons donc décidé de lui laisser un pourboire à l’américaine. C’est tout bête mais cette simplicité alliée à la gentillesse de la serveuse nous a fait aimé ce petit bar tout tranquille.

Enfin, nous avons repris notre route vers le parc. C’est un parc rectangulaire. A l’entrée, une petite chapelle. Puis, de part et d’autre des allées de pins, des chars d’assauts, canons et même un avion datant de la Grande Guerre Patriotique (i.e. la seconde guerre mondiale). Nous prenons quelques photos de Yojik, notre peluche fétiche dont nous prenons des photos partout où nous allons. Ensuite, un monument représentant une fusée, entouré de plaques commémoratives à la gloire de l’URSS, Koutouzov, Lénine, etc. Puis au bout du parc nous arrivons au monument proprement dit. Il s’agit de plusieurs stèles rectangulaires, avec sur la face est le nom des morts et sur la face ouest des bas-reliefs. Au milieu des stèles, le cœur du monument composé d’une sculpture représentant une mère pleurant ses enfants et d’une flamme. Au moment où nous arrivons, nous trouvons 4 soldats (2 hommes, 2 femmes) à chaque coin de l’endroit où se trouve la flamme, plus une cinquième soldate qui semble être la chef sous la sculpture. A l’écart, un milicien semblait surveiller le tout avec une certaine nonchalance. Les 5 soldats étaient tellement immobile qu’en arrivant j’ai cru que c’était des faux ! Puis la chef s’est mise en branle et a semblé passer en revue les quatre autres. Je me demande si ce n’est pas pour nous qu’elle l’a fait, voyant notre appareil photo. Car elle a réajusté correctement les chapkas, écharpes et manteaux de ses subalternes. Puis elle est retournée sous la statue, toujours avec cet aire de recueillement. Enfin l’une des deux soldates a levé la main. La chef en marchant au pas est venue la voir. Puis, toujours en marchant au pas, elle est partie trouver le milicien qui est venu parler à la soldate à son tour. La dessus, la chef est retournée sous la sculpture et ils sont partis en faisant une marche de l’oie très lente.
Angelina m’a expliqué que quand elle était petite, ceux qui étaient préposé au recueil sur le Monument Slavy, étaient les meilleurs élèves, dont elle a d’ailleurs fait parti. Je pensais pour ma part que c’était une punition, ce qui prouve bien à quel point ma vision de certains aspects historiques est incorrecte.
Enfin, nous commencions à avoir froid. Cela faisait plus d’une heure que nous étions dehors sous -25°C. Nous avons donc décidé d’aller dans un Petchki-Lavotchki, pour la troisième fois depuis le début du séjour. Malheureusement, ils n’avaient pas d’assorti, cet assortiment de viande de poulet et de porc que je m’étais bâfré la dernière fois (c’est pour 2/3 personnes). Mais cela nous a tout de même fait beaucoup de bien, et le serveur était encore une fois très gentil. Je me suis d’ailleurs dis que dans le coin, les vendeurs, serveurs, etc. sont bien plus agréables et sympathiques qu’à Moscou ou Saint-Pétersbourg.

Ensuite, nous avions prévu d’aller faire un tour pour acheter des cadeaux, que jamais nous ne trouvâmes. Nous sortons donc et rejoignons la place Karl Marx à pied pour faire les nouveaux centres commerciaux qui y ont été construits. Finalement, nous ne nous arrêterons réellement que dans le centre commercial historique, le GUM. Il est bien plus modeste que celui de Moscou, c’est même un petit centre commercial. Nous ne trouvons pas ce que nous cherchons donc nous décidons d’aller au TSUM, qui est vers la gare. Donc nous reprenons le métro et marchons un peu. Nous trouvons finalement le cadeau que nous cherchions pour Galina. En sortant, nous décidons d’aller prendre un verre au désormais incontournable Coffee House, genre de Starbucks russe. Comme à peu près tout le temps nous nous retrouvons dans le coin non fumeur où tout le monde fume. En sortant du Coffee House, nous nous dirigeons vers la gare principale de la ville pour prendre la marchrutka du retour. Nous en profitons pour faire quelques photos de la gare qui est très belle et qui est également un des principaux monuments de la ville. En rentrant, nous finissons le poulet et le borchtch, cette fameuse soupe à base de betteraves.
Demain, c’est le moment tant attendu de l’opéra.

 

Posted by on 7 February 2010 in Russie, Voyages

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Repos

Aujourd’hui nous n’avons carrément rien fait. Ceci est du au fait que la mère d’Angelina a été malade toute la journée. Elle a visiblement pris un coup de froid hier. Donc nous sommes resté à la maison, hormis une petite sortie d’une demi-heure pour aller faire des courses et regarder la boutique de souvenir de l’hôtel qui se trouve à côté, dans laquelle nous n’avons rien trouvé. Cela dit nous sommes bien contents de ne pas avoir passé notre journée dehors car il a fait encore plus froid qu’hier. Apparemment demain on va commencer à taper dans les -30°C, ça risque d’être funky. En tout cas, aujourd’hui j’ai donc passé ma journée sur Internet à réviser mon histoire de la Russie et de l’URSS. Et pis c’est tout !
Cela me donne l’occasion d’évoquer tout ces petits riens qui font la vie de tous les jours, qu’on finit par oublier mais qui pourtant font partie intégrante de la culture et qu’on ne retrouve parfois nulle part ailleurs. Je tiens à être clair, je ne veux pas que l’on s’imagine que je cherche à dégrader l’image de la Russie, moi qui adore ce pays. Mais clairement, ce que je vais citer, ce sont des choses qui interpellent un français comme moi qui arrive ici. J’ai fait l’expérience de certains de ces exemples lors de précédents voyages en Russie.
Par exemple il y a cet ancêtre du digicode, qui pourtant n’est pas vieux, il a été installé vers 2002. Il faut appuyer sur les deux bons chiffres en même temps pour que la porte s’ouvre. Pour l’immeuble de Galina, c’est 57. Il peut y avoir plus de chiffres à faire. Ce qui augmente le nombre de probabilité de trouver le bon code. Bon, cela dit pour le digicode, ce n’est pas partout comme ça. Tous les immeubles récents ont des digicodes modernes.

Il y a aussi le poids de ce qu’on mange sur les cartes du restaurant. On le retrouve souvent dans les pays de l’est. Par exemple voici ce que l’on peut retrouver sur le menu (au pif complet) :

cuisse de poulet avec pommes de terres, carottes et poivrons 150/40/40/20 200 P

Une autre spécialité des pays de l’est c’est la télévision. J’y suis habitué car Angelina regarde un peu la télévision russe en France mais il y a plusieurs choses caractéristiques. Déjà, quelque chose que je n’avais jamais vu, c’est la température sous le logo et l’heure. Ca c’est pour la télé locale et ça se comprend ici, car la température extérieure est aussi importante, voire plus que l’heure. Aussi, ils ont cette manie de doubler tous les films étrangers (il ne faut même pas rêver voir un film en VOST), mais en laissant les voix originales. Elles sont moins fortes que les voix russes tout de même, mais elles sont encore là. Et encore, je dis LES voix russes, mais parfois il n’y en a qu’une. Un seul bonhomme qui double tous les acteurs. Cela dit ça s’améliore. Les vieux films étaient doublés par un seul homme qui ne mettait aucune intonation. Il y a eu ensuite les films doublés par un homme et une femme. Et enfin, les films d’aujourd’hui sont de plus en plus doublés par des acteurs comme chez nous. Mais on entend toujours légèrement les voix étrangères. Il faut ajouter à cela qu’ils importaient (je pense que ce n’est plus le cas) pas mal de films de Bollywood, je vous laisse imaginer ce que ça donne… Du Bollywood doublé en russe par un seul mec qui fait toutes les voix.

Les portes du métro sont aussi particulières. Elles servent soit à entrer soit à sortir. Il y a des panneaux au-dessus et sur les portes. Vert pour le sens autorisé, rouge pour sens interdit. Il y est écrit en blanc en fonction, “Entrée”, ”Ce n’est pas une entrée”, “Sortie”, “Ce n’est pas une sortie”. C’est très pratiques car ce sont des portes battantes et elles sont assez durs. Et il n’est pas tellement dans la mentalité russes de bloquer la porte pour celui qui arrive derrière. Au début on se dit que la personne devant aurait pu faire l’effort de tenir la porte. Mais comme tout le monde le fait, ça devient normal et moi-même il m’arrive de passer les portes du métro sans les tenir. J’imagine qu’au bout de deux mois je ne les tiendrais plus du tout.

Il y a encore quelques petites particularités comme le fait qu’il y a quasiment tout le temps des cintres sur les portes manteaux (au restaurant par exemples), c’est dû au fait que les femmes ont presque toutes des manteaux de fourrure. Il y a les camions très sales à cause de la neige avec la plaque d’immatriculation réécrite en traces de propre à l’arrière. Il y a aussi les nuques longues avec les cheveux rasés sur le côté. Et enfin l’absence de noirs dans la rue. Depuis que je suis arrivé à Novossibirsk, je crois que je n’en ai vu qu’un seul et c’était à l’aéroport. En revanche il y a beaucoup de personnes typées d’extrême orient car ils appartiennent pour la plupart à d’anciennes républiques soviétiques ou à des régions excentrées de Russie. Il faut rappeler que la Russie est un pays multi culturel et multi ethnique.

Enfin, il y a les sourcils gelés. Dimanche nous allons certainement rester à la maison pas mal de temps également et j’essaierai de faire un cours des faux amis en russe. Il faut que je pense à les noter.

 

Posted by on 6 February 2010 in Russie, Voyages

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Tout est bien qui fini bien

Aujourd’hui ça a été assez dur. Bien que nous nous étions mis en tête de nous tenir à un certain programme, nous nous sommes résigné à rester dans la simplicité. La principale raison est qui si l’on ne part pas en Altaï ou un autre endroit de Sibérie, nous aurons clairement le temps de faire tout ce que nous tenions à faire dans le coin. Une autre raison est qu’il fait -27°C ce matin.
Tout a commencé hier soir, nous avons essayé de nous endormir tôt, c’est à dire à 00h30 ce qui fait 19h30 en France. Nous n’avions pas du tout sommeil et nous crevions de chaud. Nous avons donc décidé d’ouvrir la fortatchka, mais un chien qui aboyait dehors nous empêchait de dormir. Donc nous avons fermé la fenêtre, mais à 2h30, en sueur, nous ne dormions toujours pas. Nous avons donc du la rouvrir. Le chien aboyait toujours, mais la fatigue a pris le dessus au bout d’un certain temps et j’ai réussi à m’endormir, contrairement à Angelina malheureusement. Nous nous sommes malgré tout levé à 10h comme prévu. Puis nous sommes partis à Berdsk plus au sud, pour y faire un marché dans lequel nous étions sensés trouver des chapkas en lapin. La raison de tout ça c’est que la chapka que nous avons acheté l’autre jour est en vison et que ça ne suffit pas pour des températures avoisinant les -30°C. Donc pour le prochain voyage il me faudra quelque chose car je ne vais pas taxer indéfiniment celle que j’ai offert à mon père. Nous avons pris une marchrutka pour y aller, mais nous ne savions pas exactement où descendre. Nous avons donc du en reprendre une autre dans le sens inverse après avoir demandé conseil à une babouchka dans la rue. Une fois arrivés au bon arrêt, il nous a fallu marcher un petit peu pour arriver au marché. Finalement c’est un marché très peu fourni que nous trouvons là. Il n’est pas très grand et il n’y a pas grand chose. Après en avoir fait rapidement le tour et être rentré dans les deux bungalows où se vendent les chapkas, nous repartons bredouille, car pas la moindre chapka de lapin dans les parages. De plus le froid commence vraiment à être agressif. Dans la marshrutka du retour les pieds d’Angelina lui font mal et elle est très fatiguée, elle qui n’a pas beaucoup dormi, nous décidons donc de rentrer directement à la maison. Cette excursion aura mis fin à nos envie de partir. Nous nous sommes rendu compte qu’à ces températures, couverts comme nous sommes, nous ne pouvons pas rester trop longtemps dehors. Et visiblement ça ne va pas en s’arrangeant, ils prévoient que la température continue de baisser au moins jusqu’à notre départ.

Après avoir mangé, comme je ne souhaite pas rester toute la journée à la maison, je joue un peu des forceps pour que nous allions dans le centre commercial d’Akademgorodok, à deux pas de la maison. Nous achetons quelques cadeaux. Puis après un arrêt de 10 minutes à l’appartement, nous repartons chez Svetlana en marchrutka. L’appartement est plus grand et semble bien plus moderne que celui de Galina. Comme nous sortons quasiment de table, nous n’allons pas vraiment manger, alors nous grignotons et ouvrons une bouteille de vin. Puis, Sveta nous fait gouter une liqueur de cerise à base de vodka, faite maison. Nous finirons par en boire deux bouteilles! Elle m’en a d’ailleurs offert une petite bouteille pour ramener à Paris. Ce qui est intéressant, c’est que nous parlons tous les deux à Angelina, mais comme nous nous comprenons un peu, nous commencions à avoir un embryon de conversation à trois, et ce naturellement, sans nous en rendre compte.
Puis vient le moment du retour. Nous appelons un taxi pour rentrer. Cela m’amène à évoquer une autre particularité de la région. Ici, les voitures roulent à droite comme chez nous. Mais la plupart d’entre elles (mon impression est que cela représente les deux tiers) ont le volant à droite. Cela vient du fait qu’ils les font venir du Japon telles quelles
Entre l’Ukraine, notre dernier voyage à Moscou ou encore l’Inde, j’ai expérimenté pas mal de taxis “folkloriques”, mais celui-ci à tout de même droit à une mention spéciale. Je pense déjà qu’il était plus bourré que nous. Il avait l’œil droit complètement amoché, ce qui lui donnait une tête de junkie. Et surtout, il luttait pour ne pas s’endormir, mais il était beaucoup plus proche du sommeil que tous ceux sus-mentionnés. Si nous n’avions pas eu un trajet très court à faire, nous serions descendus et nous en aurions commandé un autre.

 

Posted by on 5 February 2010 in Russie, Voyages

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Aujourd’hui j’ai joué à Jésus

Avec Angelina, ma petite chérie d’amour, nous avons décidé de prendre des mesures fermes! Demain, nous nous lèverons à 10h. Car encore une fois, le temps de se lever, de se préparer, et de sortir, il est 15h30. Egalement nous allons établir programme pour les jours à venir car nous savons que nous ne profitons pas assez du temps que nous avons. Nous avons plusieurs choses à faire et si on s’organise bien, nous en ferons plus. En tout cas, aujourd’hui on va à la mer. Je publie toujours les billets avec un jour de retard et pour celui d’hier j’ai triché en rajoutant la dernière phrase car nous nous sommes décidés au dernier moment. Evidemment, nous n’allons pas faire bronzette et manger des chouchous. Nous allons marcher sur la mer puisque celle-ci est complètement gelée. En fait il ne s’agit pas d’une mer à proprement parlé, mais du lac de retenue du barrage de Novossibirsk. Il fait 1070 km² et 9 mètres de profondeur. En y allant nous prenons des photos du quartier et notamment de l’école dans laquelle ont été Angelina, Pacha, Sveta, et même Victoria, la fille d’Angelina. Nous reprenons Morskoy prospekt (qui d’ailleurs signifie “perspective de la mer”) mais dans l’autre sens par rapport à hier. Nous passons par dessus un pont qui nous permet de traverser une route et nous mène à la forêt. Il est tout neuf, Angelina ne l’avait jamais vu. Ensuite nous passons sur un autre pont, celui du chemin de fer. Après ce pont, nous arrivons au lac.
C’est dans ce genre d’endroits que l’on se rend compte du véritable niveau de la neige. En ville, les routes sont déblayées et dans la forêt on ne distingue le niveau du sol ; on ne sait pas si on est à un mètre ou 10 cm du sol. Là, il y a des repères. Des tonneaux, des petites cabanes, dont une que je soupçonne d’être les toilettes, ou encore les bâtiments de la milice, qui font j’imagine office de maîtres nageurs l’été. Nous avançons vers ce qui en temps normal est le lac, il y a une pancarte indiquant qu’il est interdit de marcher sur la glace. Plus loin une autre pancarte de la période où il fait chaud indique qu’il y a des matelas gonflables à louer. Nous nous sommes avancés, mais Angelina n’a pas voulu que l’on aille trop loin car c’est interdit. Après avoir insisté, nous avons tout de même été assez loin, mais nous avons commencé à voir des fissures sur le sol, et à ce moment là, c’est moi qui ai pris peur et nous avons fait marche arrière.

Ensuite nous avons été prendre un café et des petits gâteaux. Mon appareil photo ne voulait plus fonctionner, car en dessous d’une certaine température, la batterie ne fourni plus assez de jus. Cela m’était déjà arrivé le premier soir, au parc de glace. Cette journée a été plus froide que les autres et j’ai vraiment commencé à ressentir les effets du grand froid. Je précise qu’il faisait -25°C quand nous sommes sortis. C’est surtout après que nous ayons couru en partant du lac que ça m’a marqué. J’avais besoin de respirer plus vite et plus fort, mais j’essayais de me retenir car mon nez me faisait mal. Je l’ai réchauffé au bout d’un moment avec mes mains et ça allait mieux, mais il est clair que ce genre de températures sont vraiment plus difficiles à supporter. Akademgorodok étant construite dans la forêt, le froid ressenti est atténué par les arbres. Mais sur le lac, le vent reprend tous ses droits. Ce qui est “amusant” c’est qu’au début, quand on sort de la maison, on est content qu’il fasse froid car on est tellement couvert que les 25/30°C de l’intérieur sont insupportable. Mais avec -25°C dehors, le froid commence à faire vraiment mal aux parties du corps qui ne sont pas couvertes, c’est à dire le nez et les pommettes. Mais au bout d’un moment la douleur disparait car le froid fini par anesthésier. Espérons que demain ça se réchauffe un peu.

 

Posted by on 4 February 2010 in Russie, Voyages

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Journée administrative

Aujourd’hui nous nous levons encore après midi. Nous devons aller à la milice pour m’enregistrer. C’est une démarche obligatoire, à laquelle nous n’étions pas confrontés lors de nos voyages précédents car les hôtels se chargent de tout faire. Finalement nous apprenons qu’il suffit d’aller au bureau de poste, Svetlana s’est renseignée et nous a appelé pour nous le dire. Nous allons donc au bureau de poste qui est juste à côté sur les coups de 15h15. Une personne nous dit que la préposée n’arrivera qu’à 15h30 et ô miracle, elle est finalement là deux minutes plus tard. Il suffit en fait de remplir un papier (Angelina s’en charge) signé par la mère d’Angelina (puisqu’elle m’accueille) puis d’en faire des photocopies ainsi que de nos pièces d’identité, visa, etc. Finalement ça va assez vite. On nous avait décrit un enfer administratif à la milice. Le système a évolué, les papiers peuvent donc être remplis à la poste qui se charge d’envoyer tout ça à la milice.

Ensuite nous allons nous promener dans Akademgorodok avec Angelina, nous nous arrêtons dans des magasins pour trouver des petites bricoles à acheter, bref, nous flânons. Enfin, Angelina réalisant que sa soeur va bientôt sortir du travail, nous décidons d’aller la chercher. Cela nous fait longer Morskoy prospekt qui est l’une des rues principales de la ville. Angelina m’explique que c’est l’une des premières rues construite ce qui m’amène à un petit rappel historique. Akademgorodok a été créée de toute pièce par le régime soviétique en 1957 afin de stimuler la croissance de la Sibérie où se trouvaient de nombreuses ressources naturelles en y implémentant des centres de recherche scientifique. On y trouve des instituts de chimie, physique, mathématique, informatique, etc. Il y également une université de grande renommée. C’est le principal centre de recherche scientifique de Russie en dehors de Moscou et St-Petersbourg.
Morskoy prospekt est donc la rue autour de laquelle ont été construits les premiers logement de la ville. Y habitaient les chercheurs de haut niveau et les responsables des instituts. Ces logements sont encore aujourd’hui les plus prestigieux de la ville. Ils sont en brique et non en pré-fabriqué, ils sont mieux finis et les plafonds sont plus haut.

Nous arrivons enfin au parquet. Car il faut dire que Svetlana n’est rien de moins que l’adjointe du procureur. Ce qui est particulièrement tranquillisant dans un pays où la corruption règne à tous les niveaux. Nous avons pris l’habitude par exemple de ne pas nous parler en français lorsque nous passons à côté de la milice afin d’éviter un contrôle des papier qui déboucherait inéluctablement sur une amende aux aires de demande de rançon.
Nous entrons dans son bureau, elle n’a pas encore fini de travailler mais en a pour moins de 5 minutes. Au mur, il y a une photo de Poutine en uniforme de marin. Je demande pourquoi il n’y a pas une photo de Medvedev vu que c’est lui le président. Elle répond qu’elle ne l’aime pas. Je n’ai pas osé demander pourquoi elle ne l’aimait pas et si elle aimait Poutine. Angelina m’a dit ensuite qu’elle n’aimait pas non plus vraiment Poutine et que j’aurais du lui poser la question, ça n’aurait pas posé de problèmes. J’ai demandé si ça n’était pas obligatoire d’avoir une photo du président, comme dans les mairies en France par exemple, elle m’a répondu que c’était obligatoire uniquement dans le bureau du procureur, pas dans celui de l’adjoint.
Pendant que Sveta nous avait laissé seuls pour finir son travail, j’ai demandé à Angelina si elle allait devenir procureur. Elle m’a dit que non, qu’elle ne le voulait pas. Le poids des responsabilités est déjà écrasant en temps qu’adjointe et le stress trop grand. Elle préfère attendre encore quelques petites années et prendre sa retraite de l’administration. Elle irait ensuite travailler dans le privé en temps que juriste. Un peu comme font nos militaires.
Nous avons fini notre soirée au restaurant, dans un Petchki-Lavotchki comme hier soir, mais à Akademgorodok cette fois-ci.  Demain nous allons à la mer!

 

Posted by on 2 February 2010 in Russie, Voyages

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